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Week-end à Zuydcoote [1964] [F.Live]

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Message Message n° 1 Week-end à Zuydcoote [1964] [F.Live] le Ven 1 Juin 2018 - 17:01

Neptunia

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Week-end à Zuydcoote


Week-end à Zuydcoote, film de 1964 : réalisé par Henri Verneuil

Ils viennent de se taper 200 kilomètres à pied en six jours ...
... ça vaut bien un p'tit week-end non ?


Présentation



Week-end à Zuydcoote est un film de guerre français sorti le 18 décembre 1964 dans les salles françaises. Il s'agit d'une adaptation du roman homonyme de Robert Merle, qui remporta ainsi le prix Goncourt 1949 avec son tout premier roman. Il relate deux jours des tribulations de quatre soldats français livrés à eux-mêmes alors qu'ils se retrouvent dans la poche de Dunkerque en pleine débâcle des alliés. Ces événements sont relatés du point de vue du fantassin français. Le scénario est de François Boyer et de Robert Merle. Le film est réalisé par Henri Verneuil, assisté de Claude Pinoteau. La tête d'affiche est Jean-Paul Belmondo. Les seconds rôles vont à Jean-Pierre Marielle, François Périer, Pierre Mondy et Catherine Spaak.

Synopsis



Premier juin 1940, Nord de la France : La Pologne, état de 34 millions d'habitants, n'existe plus, la Hollande a déposé les armes, l'armée belge vient de capituler. L'armée allemande avance, plus de 500.000 soldats se sont rendus. Quatre soldats français arrivent dans une gare de la région de Dunkerque. Ils ont perdu le contact avec le 110e Régiment d'Infanterie et sont ainsi livrés à eux-mêmes dans ce que l'on appellera la poche de Dunkerque. Leur sergent-chef décide de suivre la voie ferrée jusquà Zuydcoote, station balnéaire des environs.

Week-end à Zuydcoote, film de 1964 : Vue générale de la gare de Rosendaël au cours d'un lârgage aérien de tracts de propagande allemande

Un avion léger allemand vient de larguer des tracts de propagande ...
... on voit au mur de la gare le panneau mentionnant Rosendaël


Un film bien accueilli par le public mais descendu par la critique


  • 3,154 millions d'entrées en France : le 9e plus gros succès de l'année 1964, où Le Gendarme de Saint-Tropez se classe premier avec près de 8 millions d'entrées. Jean-Paul Belmondo fait mieux la même année avec L'Homme de Rio, 4e avec 4,8 millions d'entrées, et Cent mille dollars au soleil, autre film de Verneuil finissant 7e avec 3,4 millions de spectateurs.
  • Parmi Le Conseil des Dix (cahiers du cinéma 163), sept affirment qu'il est inutile de se déranger, un seul conseille d'aller le voir.
  • La critique la plus récurrente est que le film est un peu trop fidèle au livre.



Week-end à Zuydcoote, film de 1964 : Pierre Mondy, François Périer, Jean-Paul Belmondo et Jean-Pierre Marielle

De gauche à droite Dhéry (Pierre Mondy), Alexandre (François Périer), le sergent-chef Maillat (Jean-Paul Belmondo) et l'abbé Pierson (Jean-Pierre Marielle) ...
... en arrière-plan, une affiche présentant Zuydcoote comme un petit coin de paradis


Découverte



Bande annonce officielle VF du film :



Un film qui propose une vision bien peu objective des faits



Week-end à Zuydcoote, film de 1964 : Jean-Paul Belmondo s'improvise démineur sous le regard consterné de ses camarades

Le sergent-chef Maillat (Jean-Paul Belmondo) extrait du sable un obus qui n'a pas explosé ...
... en arrière-plan, du sable, rien que du sable

  • Le film est catégorisé à la fois comme drame et comme film de guerre : classement bien peu réaliste, il ne s'agit pas d'un drame, mais plutôt d'une comédie. Quant à la guerre, ça relèverait plutôt de l'autobiographie de Robert Merle, qui a été fait prisonnier dans la poche de Dunkerque.
  • Quand on fait un film historique, un point capital est de respecter l'Histoire, même si on peut tout de même broder par dessus. Ici, nous en sommes loin.
  • Quand on fait un film dramatique, on évite les passages prêtant à rire. Comme Pierre Mondy qui exige de voir un toubib pour une égratignure. Ou Catherine Spaak qui reste sur son balcon pendant un bombardement de son village.



Mon avis sur le film



Week-end à Zuydcoote, film de 1964 : Ronald Howard en responsable de plage classe les soldats en deux catégories

The British on the right, Français à gauche / Anglais à droite, Français à gauche ...
... et sur l'estrade, au milieu de ce bazar, Ronald Howard en capitaine Robinson sans son Vendredi puisque nous sommes samedi


Si on veut du spectable et un portrait plutôt réaliste de la vie en temps de guerre ce film est parfait. Mais si on veut s'arrêter de plus près sur l'Histoire (avec un grand H) rangez le DVD dans son boitier et passez à autre chose.

Henri Verneuil est certes un habile conteur d'histoires (Le boulanger de Valorgues, Un singe en hiver, Mélodie en sous-sol, Le Clan des Siciliens) mais dès qu'il s'agit d'immortaliser l'Histoire, mieux vaut se méfier. Pour les fresques historiques, le respect du moindre détail est bien plus important que de s'appuyer sur des acteurs de talent comme Fernandel, Jean Gabin, Lino Ventura, et encore Alain Delon ou Jean-Paul Belmondo. Ma déconvenue en analysant ce film dans le détail m'incitera à être plus vigilante lorsque je regarderai une énième fois La vache et le prisonnier ou Les Morfalous.

Week-end à Zuydcoote est l'adaptation et l'interprétation réussies d'une histoire très mal ficelée. Du début à la fin, ce film accumule des erreurs de nature à gâcher le réalisme de l'ensemble.

Week-end à Zuydcoote, film de 1964 : Jean-Paul Belmondo demande à voir le capitaine Clark

Le sergent-chef Julien Maillat (Jean-Paul Belmondo) demande à la sentinelle britannique à voir le capitaine Clark ...
... ce à quoi le planton lui répond que c'est impossible.


Quelques exemples (liste non exhaustive) :

  • Le film commence à la gare de Rosendaël où Jean-Paul Belmondo apprend que Dunkerque est à 18 kilomètres : Rosendaël était en fait situé à seulement 2 kilomètres du centre de Dunkerque. La commune est depuis 1972 un quartier de Dunkerque. Soit l'auteur a confondu avec Killem, patelin où les 4 protagonistes ont perdu leur régiment, soit Verneuil a oublié de masquer le panneau indiquant où l'on se trouve réellement. Zuydcoote est à 10 kilomètres de Dunkerque, donc 8 de Rosendaël.
  • Au début du film, un soldat évacue une jeune femme civile, victime collatérale, avec une charrette. Ils croisent un lieutenant véhiculé qui sert de courrier. Ce dernier refuse de laisser la priorité à la victime et exige des soldats qu'ils dégagent le passage. On pousse une voiture et c'est toute la file qui bouge ! Des soldats démoralisés ont plus de force que Superman, mais surtout il y a largement la place maintenant pour que la voiture de l'officier puisse croiser la charrette du soldat. Et non, on trimballe la victime sur un talus, c'est tellement plus simple de transformer cet élément à la fois dramatique et réaliste en comique de situation avec une morte qui bouge de sa charrette à cause de la déclivité.
  • Le sergent-chef Maillat retourne ensuite sur la dune où ses camarades se sont installés. Après un raid de la Luftwaffe, il se précipite sur un obus qui n'a pas explosé et s'improvise démineur, ce qui n'est certainement pas le rôle d'un fantassin. Une fois qu'il a dégagé l'obus, il s'empresse de le faire exploser à l'aide d'une grenade. Cet obus était au milieu des dunes et ne représentait aucun danger du moment que son emplacement était connu. Pourquoi diable aller prendre le risque de se tuer alors qu'il suffisait de faire exploser l'obus sur place après avoir établi au besoin un périmètre de sécurité ?
  • Lors de la première scène en présence des britanniques sur la plage, le capitaine Robinson proclame "British on the right", puis traduit par "Anglais à droite". Un officier britannique ne ferait jamais l'erreur de qualifier ses soldats d'Anglais.
  • Alors qu'il jouait aux héros avec un obus non explosé, le sergent-chef Maillat reproche à Pinot, simple soldat, d'ouvrir le feu sur les avions allemands qui les prennent pour cible. On remarque d'ailleurs que tout le monde est armé (dans la réalité, de nombreux soldats avaient perdu leur arme et/ou leur casque au cours de la retraite) mais qu'il n'y en a qu'un pour tirer sur l'ennemi.
  • L'avion est abattu alors qu'il volait en rase-motte. Toujours est il que dans ces conditions, le pilote parvient tout de même à s'éjecter et à ouvrir son parachute. Et là ce sont plusieurs centaines de soldats qui ouvrent le feu contre une menace dérisoire contre l'ordre de l'officier présent qui exigeait qu'il soit capturé vivant, alors que lorsque la menace était plus grave, personne n'a bougé le petit doigt (sauf Pinot).
  • Lorsque Jean-Paul Belmondo demande à voir le capitaine Clark, la sentinelle armée lui répond que c'est impossible mais ne lui barre pas la route lorsque Belmondo se dirige vers la maison.



Week-end à Zuydcoote, film de 1964 : Eric Sinclair est le capitaine Clark, il est en conférence

Eric Sinclair interprète le capitaine Clark ...
... le capitaine Clark est en conférence.

  • La sentinelle britannique aurait pu dire à Belmondo de revenir plus tard. Non ! elle lui dit que c'est impossible, que le capitaine est en conférence. Faut quand même pas prendre les français pour des demeurés, ils savent que l'heure du thé c'est sacré.
  • On peut raisonnablement supposer que nous sommes en fin d'après-midi. Pinot et Maillat investissent l'église à la recherche des supposées fausses religieuses. Effectivement il s'agissait d'espions allemands dont l'un était en train de se raser. A titre personnel je ne connais aucune armée où l'on se rase le soir. Ces mêmes espions ne sont munis que d'armes de poing (munitions limitées) et ouvrent le feu alors qu'il était dans leur intérêt de fuir devant un ennemi mieux équipé qu'eux. Ils avaient même l'opportunité de s'abriter facilement et rapidement, mais sont restés à découvert.
  • Le dimanche matin, le sergent-chef Maillat se sépare de sa veste pour en recouvrir un officier mort dans les dunes. L'officier était présentable mais j'imagine que le sergent-chef a du respect pour les morts. Il n'a pas eu cette délicate pensée pour la jeune femme civile de la veille, dont les cahots du transport pouvaient rendre sa tenue indécente.
  • Ce même sous-officier s'empresse de détrousser un autre cadavre dans la rue, pour remplacer sa veste.



Week-end à Zuydcoote, film de 1964 : Jeanne (Catherine Spaak) et Julien (Jean-Paul Belmondo)

Jeanne (Catherine Spaak) et Julien (Jean-Paul Belmondo) ...
... Garde là ta maison ! garde là bien ! Et quand les fritz viendront ...
... monte une mitrailleuse devant tes saucisses !


On termine avec une autre liste d'incohérences :

  • Le groupe des quatre perd deux des siens le 2 juin à l'issue de deux raids aériens. Le 2 juin 1940, la Luftwaffe n'a pas pu sortir à cause du manque de visibilité dû aux incendies dans la région.
  • Le premier juin on apprend que seuls les soldats britanniques sont évacués, hors dès le premier juin (et suite à une exigence de Churchill du 31 mai) les français deviennent majoritaires parmi les troupes évacuées.
  • Le deux juin, on apprend que les premiers français seront finalement évacués sur les navires britanniques. Dans les faits, les premiers français évacués l'ont été dès le 30 mai, trois jours plus tôt.








Sources :
Textes : Travail personnel
Images et fond sonore : fond vidéo personnel.
Bande-annonce : Allociné


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